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no no fest

un festival de trois jours autour des pratiques queer
à la Maison populaire, Montreuil (FR)

 

Avec : Sabrina Röthlisberger Belkacem, Bye Bye Binary, Brook pm, Ivan Cheng, Sehyoung Lee, les éditions douteuses & Rotolux press, Brandon Gercara, la Gousse (Cécile Bouffard, Roxanne Maillet, Barbara Quintin), Sin Wai Kin, Modèle vivant·e, Œstrogen par Simone Thiébaut, Out of Closet de Roxanne Maillet, Élodie PetitRequeer & Loup Rivière.

Pour fêter la clôture de l’exposition the many faced god·dess, Thomas Conchou invite artistes et collaborateur·rices à investir la Maison pop pour trois jours de festival autour des pratiques queer.
 


Bye Bye Binary

Un workshop de typographie inclusive avec Bye Bye Binary : des imaginaires possibles autour d’une typographie inclusive. Des formes de rédaction se développent aujourd’hui pour mieux représenter les différents genres et dépasser la binarité féminin/masculin, avec l’usage de signes de ponctuation é·e et de formes hybrides comme « iel ». Le workshop propose d’explorer de nouvelles formes graphiques et typographiques, notamment le travail de nouvelles glyphes (lettres, ligatures, points médians, éléments de liaisons ou de symbiose).

 


Modèle vivant·e


Une séance de dessin de modèle vivant proposé par l’atelier Modèle Vivant·e, cofondé par Hélène Fromen et Linda DeMorrir. Modèle Vivant·e souhaite ouvrir un espace de représentation et de visibilité des corps dissidents de l’hétéronormativité, et de questionnement des identités trans, non-binaires, etc.
 


Brook pm


Cruiser l'utopie de Jose Esteban Muñoz, préfacé par Elisabeth Lebovici, traduit par Alice Wambergue, édité par Rosanna Puyol et publié par sa maison d’édition Brook. Table ronde et interventions de Rosanna Puyol, éditrice et traductrice, Caroline Honorien, chercheuse et Pierre Niedergang, chercheur.

 

les éditions douteuses & Rotolux press

 

Lancement de l'anthologie des éditions douteuses, publiée par Rotolux Press, avec Elodie Petit et Marguerin Le Louvier. Élodie Petit et Marguerin Le Louvier écrivent des poèmes brûlants, sexuels, politiques et les autoéditent depuis leurs chambres sous la bannière commune des Éditions Douteuses.
 


la Gousse

(Cécile Bouffard, Roxanne Maillet, Barbara Quintin)


Fondée par Barbara Quintin aux fourneaux, Cécile Bouffard pour les illustrations et les dispositifs de dégousstation, et de Roxanne Maillet au graphisme, La Gousse est une collective de cuisine lesbienne créée au printemps 2020. Elles reviennent à la Maison pop le temps du NO NO FEST
 

Brandon Gercara


Brandon Gercara est un artiste et activiste du milieu queer réunionnais, son travail de recherche plastique se concentre sur une étude critique de l’ensemble des dynamiques de dominations dans un contexte post-colonial. Il s’agit plus précisément de participer à l’émancipation de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres de personnes vivant à La Réunion. Pour le NO NO FEST, il se propose de performer son oeuvre Le lipsync de la pensée, dont une captation vidéo est présentée dans l’exposition the many faced god·dess. Dans le cadre de la performance, il réactive les discours de chercheuses qui travaillent au croisement des études féministes, queer, et postcoloniales en s’inspirant des shows drag queen et des techniques de « lip sync » ou synchronisation labiale.

 


Élodie Petit


Dans sa chambre, transformée en laboratoire anarchiste, Elodie Petit compose poèmes, dessins et attentats numériques sous le nom de Jack Langue. On peut trouver ses ouvrages n’importe où, dans les toilettes d’un bar lesbien ou la salle de bain d’une maison de retraite. Ses lectures sont des moments révolutionnaires et potaches où les institutions patriarcales sont toutes rigoureusement anéanties. Pour le NO NO FEST, elle propose une réinterprétation du Banquet de Platon, accompagnée de 6 poétesses qui activent avec elle l’installation produite pour l’exposition the many faced god·dess.
 

Sabrina Röthlisberger Belkacem


Sabrina Röthlisberger présente une lecture de son recueil de poèmes LE SANG. Elle y dévoile un texte qui évoque tant ses douleurs qu’un érotisme sombre. Elle se préoccupe de ce que l’on pourrait considérer comme une vie ratée, ses achèvements, ses progrès et ses victoires, livrant la poignante description de sa décomposition suivie de son lent retour à la vie. Elle couche ses pensées dans l’idée de garder contact avec elle-même, à travers le brouillard chimique des médicaments. Elle enquête sur cet étrange mal qui l’habite, sur ce corps, rendu mystérieux. Les mots qui s’écoulent de cette bouche blessée poussent comme des ronces, dardés de piquants, agressifs et protecteurs.
 


Sin Wai Kin


Sin Wai Kin (fka Victoria Sin) utilise « la fiction spéculative dans la performance de drag, l’image en mouvement, l’écriture et l’imprimé pour refigurer les attitudes envers le genre, la sexualité et les discours historiques sur l’identité. Iel est connu·e pour ses performances en immersion et leur travail drag, des pratiques qu’iel utilise pour « interrompre les processus normatifs de désir, d’identification et d’objectivation ».
 


Œstrogen par Simone Thiébaut


Œstrogen est la nouvelle soirée de Simon·e Thiébaut, curatrice musicale et organisatrice de la Parkingstone. Créée en octobre 2015 par Simon·e Thiébaut, la ParkingStone est née d’un désir de mettre en avant une scène musicale queer alternative internationale à Paris, tout en fédérant un public d’une grande diversité dans une ambiance inclusive. Derrière la programmation, une volonté prégnante d’éclectisme des styles musicaux (ambient, house, gabber…), afin de mieux les croiser et façonner un événement hybride et singulier. Avec Œstrogen, Simon·e Thiébaut propose un évènement au line up trans+fem, pour la première fois à la Maison pop.

LINE UP :
Slim Soledad (djset)
Fashion Poon (djset)
Dance Divine (live)
Ttristana (djset)
Cali Rose (djset)

 


Out of Closet de Roxanne Maillet


Un atelier de sérigraphie sur t-shirts animé par Roxanne Maillet, graphiste, artiste et activiste, qui propose de produire sur des t-shirts unis des logos détournés, dans une perspective inclusive, un souci de visibilité et d’émancipation. Entre éducation populaire et pratiques riot dyke, elle propose l’exploration graphique des signes de reconnaissance queer.

 

Requeer

Imaginée par l’artiste Brandon Gercara, requeer est une plateforme de recherche, de sociabilisation, de visibilisation & d’archives pour des luttes contre l’ensemble des dynamiques de domination à La Réunion. L’enjeu de cette table-ronde est une zone contact permettant la rencontre entre différents corps, savoirs & pratiques, en invitant le public à devenir collaborateur·rice, sans hiérarchisation, à ce mouvement d’émancipations et de prise de conscience collective.
 


Ivan Cheng


Les performances d’Ivan Cheng sont incomplètes, espérées, frappées par l’absence et l’échec. Elles se réclament d’une pratique contextuelle, et utilisent son corps, des incantations textuelles et sonores pour questionner la subjectivité. Dans le cadre du no no fest, il présente Chain 5 (standard stare), une itération d’un projet en cours. Standard stare aborde les infrastructures du désir, et fait intervenir diverses collaborations musicales portées par Gailė Griciūtė, Julia Reidy, et Marcus Whale, ainsi qu’une sculpture de Mire Lee.

 

Loup Rivière


armes molles est une pièce de danse composée comme une invitation à hériter encore des Guérillères de Wittig. Loup Rivière y raconte des histoires de lesbiennes géologiques. « Elles ont des bites, des clits, des poils sur les seins, des seins sous les poils, des seins coupés, des seins virtuels, des seins disparus (…) Elles disent que combattre quelque chose c’est faire de cette chose un centre. Qu’alors, d’abord, la combattre devient une habitude. Puis que cette habitude mute en besoin. Elles disent que si combattre une chose devient un besoin alors on finit par avoir besoin de cette chose, par en faire, pratiquement, une raison d’être au monde. Elles refusent de se battre contre ce dont elles veulent se débarrasser. Pour ne pas rester sans défense, elles fabriquent des armes molles. »

 

Sehyoung Lee


Performance de Sehyoung Lee autour de la dualité et la complémentarité. "Je suis presque de l’eau" s’inspire du concept astrologique coréen « Saju ». Pluie qui pénètre le sol, qui pleut sur la réalité, pluie qui mouille, descend sur la peau et retombe sur le sol. Cette pluie tombée sur le sol pénètre dans la terre et s’écoule dans la mer et se confond avec d’autres humidités. Le courant atteint enfin une autre terre sous forme de vague, la vague entre en collision et se brise, puis pénètre à nouveau dans une autre terre.
 

 

 


Dans le cadre du bel été solidaire et olympique du Département de la Seine-Saint-Denis et de l’été culturel avec le soutien de la Direction des affaires régionales d’Ile-de-France


photo credits: Margot Montigny
graphic design: Roxanne Maillet